Les affaires théâtrales ont commencé au lycée, lorsqu’en classe de 4ème la prof de français dont il a oublié le nom lui a demandé de jouer les scènes de l’Avare devant la classe, il a senti qu’il se passait quelque chose.

Toujours au Lycée, sa voix servait à animer les assemblées générales des lycéens en lutte contre on ne savait quoi : juste pour se faire entendre. On était après mai 68.

Première, Terminale, il rejoint la troupe de théâtre dirigée par Jean Patrick Matheron qui avait travaillé avec Jean Dasté à Saint Etienne. 

Il jouera les Acharniens d’Aristophane, le Roi Nu d’Evgueni Schwartz dans le rôle du Roi.

 

1972 -1973 : Jean-Patrick Matheron le sollicite pour jouer, une pièce qu’il avait écrite et mise en scène « Profit soit-il » (100 représentations) au Théâtre Mouffetard à Paris.

 

1976 : il rejoint le Théâtre Populaire du Val de Marne à Saint Maur dirigé par Pierre Della Torre.  Ce sera « Le Malade Imaginaire » dans le rôle d’Argan (100 représentations.)

 

La vie avance avec ses intermittences, ses errances et interrogations et un éloignement de la scène et de son réseau. Une autre voie s’ouvre, celle où il consacrera le plus clair de son temps à montrer des voies à des personnes en difficulté (adultes et enfants), le mènera à une fonction de Directeur Général d’une association gestionnaire d’établissements socio-éducatifs : là, aussi on donne de la voix.

 

Mais le virus le rattrape par la voie de la transmission qui le pousse à mettre en voix les lettres écrites par son père, Georges Blumberg, en Palestine en 1946.

Et de lettres en lettres, de voies en voix, il s’y remet.  Plus que le désir de la transmission, c’est une raison d’être.  

Et aussi cet infini plaisir de faire goûter quelque chose, de le partager, de le savourer avec chacun des spectateurs.

 

De son expérience théâtrale, personnelle et professionnelle, Pierre Blumberg livre avec force et conviction les textes qu’il a choisi de donner au public. Il lui importe que chaque spectateur ressorte avec le sentiment que c’est à lui, lui seul, que la parole est destinée, adressée.